Montevideo et la côte Uruguayenne – 7 jours – 43 mètres d’altitude

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C’est après avoir traversé le pont qui enjambe le fleuve Uruguay que nous entrons dans notre dernier pays d’Amérique du Sud de ce voyage. Après quelques kilomètres, l’heure du déjeuner se présente et nous faisons donc une pause dans la petite ville de Dolores. C’est dans une petite échoppe que nous nous arrêtons pour manger un sandwich sur le pouce. Nous y rencontrons Zuleika, la ravissante jeune femme qui travaille dans la boutique ; et Bruno un personnage étrange, dont on ne sait toujours pas s’il est d’ici ou d’ailleurs, qui nous parle avec passion de ses voyages en stop, en Uruguay et dans les pays limitrophes. Au moment de notre départ il nous offre des rubans rouges, qu’il accroche à nos poignets pour éloigner les actes de jalousie.

Nous atteignons en début d’après-midi, Colonia del Sacramento, une ville devenue célèbre pour sa tranquillité déconcertante. Située sur les rives du Rio de la Plata, face à Buenos Aires (que l’on peut rejoindre par bateau en un peu plus d’une heure), cet ancien bastion fut fondé par les portugais en 1680. Pendant près d’un siècle, les espagnols se sont opposés à eux pour prendre le contrôle de la ville. Il l’ont finalement emporté après un siècle de bataille. La promenade au gré des petites rues pavées, dans l’enceinte de l’ancienne citadelle, permet de découvrir les jolis trésors du quartier historique, ses vieilles maisons colorées, ses plantes exotiques et sa petite digue où de nombreux pêcheurs viennent jeter l’hameçon. Un endroit où l’on a pris plaisir à flâner, apprécier une pause en terrasse sur une de ses nombreuses petites places, et observer l’océan à côté des jeunes uruguayens assis leur banc, le maté sous le bras.

Le voyage se poursuit jusqu’à Montevideo, une ville cosmopolite tournée vers l’océan.
Au lendemain de notre arrivée dans la capitale, nous profitons de notre passage dans les bureaux de Wave.VS, l’entreprise en charge de l’acheminement des side-cars vers la Lettonie, pour se promener dans les rues adjacentes qui offrent un premier aperçu du quartier historique de la ville.

En revanche les jours suivants sont surtout l’occasion de préparer les véhicules au grand voyage. Les journées s’organisent autours de sessions de machines à laver, de coups de propre sur les équipements de camping et d’ateliers mécaniques.

Trois jours après nos premiers pas dans la capitale, arrive le moment du chargement ; qui brusquement, en l’espace d’un instant, nous fait passer du statut de motard à celui de piéton.


Nous profitons de la fin d’après-midi pour visiter à pied, casque sous le bras, les alentours du port. Nous remontons jusqu’à l’immense place du palais législatif, bâtiment imposant à l’architecture inspirée de la Grèce Antique. C’est sur la place Juan Pedro Fabini que nous terminons notre promenade et rentrons à l’aide d’un bus dans nos quartiers.

Le lendemain après une grasse matinée, nous reprenons notre visite là où nous l’avions laissée la veille, en descendant du bus au même arrêt. Nous parcourons à pied le quartier historique et découvrons ses multiples œuvres de street-art. Nous débutons notre pérégrination par la large place de l’Indépendance, avant de nous aventurer dans la jolie rue Sarandi et de découvrir le marché du port. Ces anciens entrepôts ont conservé leur architecture industrielle, et sont devenus un haut lieu de gastronomie locale. Ils contiennent de nombreuses échoppes où l’on peut déguster d’excellents asados. Une douce odeur de viande grillée s’échappe d’ailleurs des entrailles de ce bâtiment où il règne une ambiance populaire et festive à toute heure de la journée. Une fois passée la pointe qui marque l’entrée dans la baie de Montevideo, nous poursuivons notre balade sur les ramblas avant de grimper au 22e étage du palais municipal pour admirer la vue panoramique sur l’ensemble de la ville.

Pour notre dernier jour en Uruguay, nous décidons de nous rendre à l’aéroport pour louer une voiture et partir visiter la côte située au Nord de la capitale. Nous partons donc en direction de Piriapolis, une petite citée balnéaire sans grand charme mais avec une belle plage de sable fin.

Nous assistons à l’arrivée des derniers coureurs de l’étape du tour cycliste de l’Uruguay. Une course bien plus accessible que notre Tour de France, où la simplicité est de rigueur et où les interviews des vainqueurs se font dans des chaises de plage.
La vue de tous ces sportifs a creusé notre appétit et c’est donc sur cette promenade de bord de mer que nous nous sommes laissés tenter par la dégustation d’un Chivito (copieux sandwich local à base de bœuf, garni de bacon, de fromage, de poivrons rôtis, de tomates et recouvert d’un œuf sur le plat) face à l’océan.

À notre retour dans la capitale, nous assistons au coucher du soleil depuis le haut du phare de la Punta Carretas, avant de rentrer faire nos sacs pour l’avion du lendemain. Une page de ce voyage se tourne, au fur-et-à-mesure que le soleil plonge dans l’océan.


NOTRE COUP DE COEUR
Où manger ?

Le marché du port

Le Mercado del Puerto, dans sa version originale, est un arrêt gastronomique obligatoire pour tout amateur de bonne viande. Très touristique de par son emplacement dans la vieille ville, il a tout de même su conserver son atmosphère populaire et festive. Prenez place au comptoir face au barbecue et savourez votre viande le couteau entre les dents !