Night spots argentins

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Lors de notre périple sur les terres Argentines, le budget ne nous permettait pas de nous offrir chaque jour, un toit et un lit, pour passer la nuit ; c’est donc sous la tente que nous avons dormi la majorité des nuits. Le camping, qu’il soit en pleine nature ou dans des aires aménagées, n’a cependant pas été de tout repos.

Nous avons affronté deux jours d’orages et de pluies diluviennes à Gualeguaychu. Sous les trombes d’eau, le camping c’est rapidement transformé en une gigantesque piscine ; chaque vacancier creusant des tranchés autour de son campement pour essayer d’évacuer l’eau de son emplacement.

Lors de notre traversée du pays, nous avons été déçus par de nombreux campings, dont la salubrité et les infrastructures vieillissantes n’ont malheureusement pas comblé nos attentes. D’autant plus que les tarifs pratiqués étaient relativement élevés au vu de la prestation proposée. Ce qui explique certainement le fait qu’en cette période estivale, la plupart restent désert ; les vacanciers argentins, avec la crise économique que connaît le pays, ne pouvant plus se permettre de s’offrir ce type de vacances.

Sur les lignes droites des Ruta 5 et 40, les spots de camping sauvage ne furent pas plus mémorable. Au milieu de la « Pampa », ils n’offraient pas d’espaces abrités ou de décors extraordinaires, et étaient parfois tout simplement inaccessibles du fait des barbelés dressés sur le bas-coté ; ce qui nous empêchait de bifurquer dans la nature, nous obligeant à dresser le campement dans les stations services YPF.

Sur la plage de El Condor, célèbre repère des pêcheurs locaux, nous avons monté la tente au pied des dunes. Le site était plutôt sympa et parfaitement aménagé pour que nous y dressions le campement. Mais cette fois-ci, c’est au réveil que nous avons connu une étrange surprise. En ouvrant la tente c’est une scène « Hitchcockienne » qui se présente face à nous. Tel le film « Les oiseaux », des centaines de perroquets ont remplacé les corbeaux sur les fils électriques environnants. Ils crient à tue-tête créant un vacarme assourdissant pendant notre petit déjeuner. Nous n’en subiront pas les attaques, mais c’est dans une atmosphère surprenante que nous prenons notre café matinal. Il n’en reste pas moins que nous avons découvert au milieu de ce désert, un petit coin de paradis pour les routards que nous sommes.

Trente kilomètres au nord de la station balnéaire de Puerto Madryn nous avions pour objectif de visiter la Peninsula Valdez, célèbre parc naturel qui héberge de nombreuses espèces animales maritimes et terrestres.

A l’entrée de la péninsule, quelques kilomètres avant le poste de contrôle signalant l’entrée du parc, nous bifurquons à gauche sur une petite piste qui longe la côte. Cinq kilomètres plus loin nous voici sur une belle plage longue de plusieurs kilomètres. Le campement est monté à l’abri du vent derrière les dunes. Alors que nous profitons d’un joli couché de soleil sur l’Atlantique et savourons notre bière « Escudo » qui célèbre la fin de la journée ; nous avons la visite d’un troupeau de vaches. Peu perturbées par notre présence, elles avancent le long des tentes, pour rejoindre la plage.

Au réveil, petit déjeuner sur le sable chaud de la plage, avant de partir à la découverte de la péninsule. Et c’est après une journée sur la piste, à saluer les manchots de Magellan, les lions de mer et autre tatous, que nous retrouvons notre spot à la tombée du jour, pour une nouvelle douce nuit…