Night spot Letton

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Notre arrivée en Lettonie marque notre come-back sur l’asphalte ; et qui dit retour sur la route, dit retour des soirées bivouac. Après deux mois sans monter le camp, nous attendions avec impatience de planter de nouveau les sardines de la tente.
Le petit aléa de visa nous servit de prétexte pour s’offrir un weekend de baroudage aux alentours de la capitale lettone.

Après une journée à enchaîner les virages et les cascades du Parc National de la Gauja, nous nous dirigeons en fin d’après-midi vers Césis, la principale ville du parc.
Nous quittons son bourg, en mettant cap au sud, et suivons alors par curiosité les panneaux dotés d’un pictogramme de skieur. Au détour d’un croisement la zone d’arrivée d’un vieux tir-fesse nous fait face. La neige a depuis peu fondu et les remontées mécaniques débutent donc leur hibernation estivale. Nous bifurquons alors sur notre gauche et empruntons un chemin qui descend vers la rivière. Après quelques centaines de mètres sur un étroit chemin au milieu des arbres, nous débouchons sur une vaste clairière, qui sera notre spot pour la nuit.

Sous la douce lumière des derniers rayons du soleil, je m’assoupis et entame une petite sieste dans le panier du side-car. Je ne me réveille qu’à la tombée de la nuit un peu désemparé ; ne sachant ni l’heure ni la durée de ma sieste et gêné d’avoir fait patienter les copains pour l’apéro. Il est donc l’heure de la bière de « fin de journée » autour d’un joli feu de bois ; suivi en guise de dîner des traditionnelles pâtes au pesto, la spécialité culinaire de nos soirées bivouac.
En cette fin du mois d’avril, le froid se fait vite ressentir, et rapidement nous nous glissons dans nos duvets au chaud sous la toile de notre fidèle chambre.

Au réveil, la rosée du matin a humidifié tout le campement. Cependant le soleil pointe déjà le bout de son nez, révélant de jolies couleurs sur les pins et sapins qui entourent la clairière.
Nous savourons notre petit-déjeuner en mode « pépouze », le temps que les tentes sèchent. Il nous faut ensuite re-packter tout notre attirail pour lever le camp. Au programme, retour vers la capitale en empruntant les chemins de traverses au milieu du parc. Nous pique-niquons à la cascade de Septinavotu Lielais Udenskritums. Posés sur nos rondins de bois, nous dévorons nos sandwichs de rôti. La route longe ensuite les jolis lac de Raiskuma et Auciema, avant de se transformer en une piste de tôle ondulée sur quelques kilomètres jusqu’au village de Stable.
Nous laissons alors derrière nous le parc national de Gauja, qui nous offrit cette douce première nuit de camping sauvage en terre Eurasiatique.