J. -100 ? Vraiment ?

Il y a des étapes qui marquent la préparation d’un tel voyage !

Le premier moment important est celui où nous nous sommes tous engagés à 100% dans ce projet. Il y a ensuite eu les 100 premiers euros de dépenser ; puis passer pour la première fois la barre symbolique  des 100km/h à bord de nos engins. Il y a aujourd’hui la date fatidique des 100 jours précédant notre envol pour un épique tour du monde !

Depuis plus d’un an, nous construisons ensemble ce projet. Nous avons déjà dû faire face à des inquiétudes, traverser des moments de doute, mais petit-à-petit le projet se construit, forgeant ainsi notre motivation pour que ce voyage puisse voir le jour. Être en mesure de prouver à certains, mais surtout se prouver à soi-même que nous partirons accomplir ce rêve. C’est cette motivation parfois altérée après une déconvenue mais toujours décuplée après avoir rebondi, qui aujourd’hui, à 100 jours du départ, fait naître au sein de chacun de nous une réelle impatience.

Cet article, à cette date symbolique sera le prétexte pour vous présenter ce qu’il nous reste à réaliser malgré tout ce qui a déjà été accompli…

 

Après le temps des choix, des consensus, des compromis… place à l’action :

Voilà maintenant plus d’un an que le projet est dans les tuyaux. Depuis la première mousse, l’eau à coulé sous les ponts, l’encre à glissé sur le papier ; bref le projet a connu de nombreuses modifications, mais il a bien avancé.

Une fois les clés des side-cars en poche, il faut maintenant préparer les bolides. Laissés entre les mains expertes de Louis-Marie, les engins subissent une cure de jouvence. Vidange, changement des différents filtres, changement des pots d’échappements, mise en place d’un sabot de protection du moteur ; les deux bolides sont passés au peigne fin.

Bien qu’il soit dit que les sides-cars Ural sont faciles à prendre en main, qu’ils franchiront les cols et les routes les plus accidentées, et s’adapteront à toutes les pistes du globe ; des sessions de pilotage sont tout de même au programme de ces prochains jours pour acquérir certains réflexes, s’acclimater au comportement des bolides, et ainsi ne faire plus qu’un avec la machine avant notre départ. Les side-cars Ural, certes attirent l’oeil des curieux et apprécient les selfies, mais restent avant tout un nouveau véhicule pour lequel nous devons revoir nos habitudes de conduite. Habitué à piloter des motos, le side-car est pour nous nouveau – à l’exception de Julien, déjà connaisseur. Une nouvelle philosophie, en totale rupture avec notre quotidien citadin, qui nous rapproche un peu plus de la nature et de l’aventure.

 

La recherche de sponsors – les montagnes russes avant l’heure :

Partir vers l’inconnu, certes ; laisser libre cours à l’improvisation, d’accord ; mais à condition que nos choix soient orientés par les conseils des “locaux.” Ce projet c’est pour nous avant tout une aventure humaine. Il n’est donc pas question, dans ces conditions, de partir pour partir. Notre leitmotiv, comme vous l’avez compris, est de partir pour partager cette expérience extraordinaire avec le plus grand nombre, et tout particulièrement avec la jeune génération.

Oui mais voilà, réaliser et partager ce rêve c’est aussi se confronter à une réalité financière.

En effet, après avoir inscrit toutes nos futures dépenses dans notre budget prévisionnel, un chiffre élevé apparaît en bas à droite du tableau ! Je vous laisse imaginer le petit courant d’air frais qui passe à ce moment dans notre dos ! Alors on recompte pour voir s’il n’y a pas une erreur sur la formule, on ajuste légèrement nos estimations. Mais voilà, on y est, la réalité financière du projet survient comme un premier coup de massue.

Deux possibilités s’offrent alors à nous. Réduire considérablement nos prévisions budgétaires pour simplement partir avec nos économies et écourter notre voyage ; ou partir à la recherche de sponsors afin de réduire certaines dépenses.

Ne voulant pas déroger au fondement de notre voyage – le partage de notre expérience – nous avons alors fait le choix de partir à la recherche de sponsors.

Notre première démarche, fut la réalisation d’un dossier de partenariat. S’en est suivi la nécessité de partager notre projet via notre site internet www.friends4adventures.org créé pour l’occasion et qui servira également par la suite à relayer nos aventures.

Pour gagner en visibilité et en crédibilité auprès de nos futurs partenaires, nous avons rapidement partagé notre projet sur les réseaux sociaux.

Puis vient le temps des premières prise de contact avec les potentiels partenaires. Ici pas de secret, il faut redoubler d’efforts! Trouver le bon contact, personnaliser chaque demande, prouver notre motivation, oser multiplier les relances par mail et appels téléphoniques.

Et un matin, vient la première réponse à l’un de nos nombreux mails ! Une envie soudaine de sauter de joie, de crier haut et fort la nouvelle à toutes les personnes autour de nous. Oui mais voilà, dans l’open-space, aucun collègue n’est au courant de ce projet. Nous sourions alors en silence, contents d’avoir reçu une réponse d’une personne intéressée par notre projet. C’est le début d’une première collaboration au doux parfum de tour du monde!

 

La logistique, tout un métier :

Phileas Fogg a multiplié les différents moyens de locomotion lors de ses 80 jours. Pour notre projet nous aurions aimé n’en avoir qu’un, le side-car Ural. Mais un tour du monde au départ de l’Europe en passant par l’Amérique du Sud nécessite une double traversée des océans. Malgré les difficultés que cela peut engendrer nous avons fait le choix de nous y plonger. Fret aérien, RoRo, conteneurs partagés, quelques solutions s’offrent à nous, avec des tarifs allant du simple au triple. Après de nombreuses recherches sur différents blogs et guides de voyages nous voilà lancés dans la recherche d’un conteneur partagé pour nos deux bolides. Ce transport nous assurant ainsi un bon compromis entre tarif raisonnable et démarches administratives moins lourdes. Une fois décidée, la demande de devis est lancée. Mais là encore, pas simple lorsque l’on est des particuliers de trouver chaussure à son pied !

Après plusieurs mois de réflexion, de nombreux changements d’itinéraires, nous optons finalement, sur les conseils avisés du blog des tourdumondistes, pour une traversée France-Colombie au départ de Marseille début septembre 2018 pour rejoindre  la ville de Carthagène.

À cent jours du départ, nous ne savons pas encore comment nous allons procéder pour réaliser la traversée de l’Amérique du Sud vers la Russie en mars 2019. Cette interrogation persiste mais nous ne désespérons pas d’y trouver une solution avant notre départ.

 

Le check-up santé est à peaufiner :

Organiser un tel voyage, c’est principalement anticiper les obstacles qui risqueraient d’entraver notre route. Outre les problématiques de transport, les démarches administratives, la logistique, préparer un tour du monde c’est aussi s’informer sur les risques médicaux et prévoir en conséquence, la trousse de secours adéquate ainsi que la mise à jour des vaccins recommandés.

Et là, mieux vaux avoir anticiper un minimum cette question. La vaccination c’est un marathon. De la première piqûre au dernier rappel, pas moins de 6 mois se seront écoulés. De la pharmacie du coin de l’immeuble, au centre de vaccination d’Air France, en passant par nos médecins traitants respectifs, les conseils et les mises en garde ont été nombreuses et variés. Mais on ne peut pas blaguer avec notre santé. Nous avons donc suivis les conseils au plus large afin de prendre la route sereinement direction l’aventure dans la nature.

Amis moustiques, nous sommes prêts !

 

Le voyage prend chaque jour de plus en plus de place au quotidien, auprès des collègues, des amis, de la famille. Le parfum de l’aventure nous enivre, le décompte nous excite. Dans 100 jours, à nous le monde !