De Ibarra à la ligne de l’Equateur – 7 jours – 2225 mètres d’altitude

English version available here.


Une fois la frontière traversée sans accrocs (seulement besoin du passeport, permis de conduire et papiers du véhicule), nous avons fait une pause petit-déjeuner sur le pouce dans la ville de Tulcan. Nous en avons profité pour retirer quelques Dollars Américains.

L’Équateur est en effet le plus grand pays du monde à ne pas avoir sa propre monnaie officielle. Depuis le 9 janvier 2000, le Dollar Américain a remplacé le “Sucre” qui n’a pas survécu à la crise politique et économique traversée par l’Équateur pendant les années 90.

Nous avons ensuite pris la direction du Sud, et réalisé 150 kilomètres sur un magnifique asphalte jusqu’à la ville d’Ibarra.

Nous y avons séjourné une semaine. Non pas, parce que la ville est magnifique (pour être honnête nous n’avons même pas eu le temps de vraiment la visiter) ; mais bien parce que nous avons dû y faire un brin de mécanique. Nous avons ainsi profité de l’agréable camping Summerwind pour sortir les trousses à outils.

Dépose de la culasse, rodage d’une soupape, etc. le tout allongé dans l’herbe avec pour compagnie des simulis (appelée aussi “midges” pour les adeptes des terres anglo-saxonnes) nous gratifiant d’une centaine de piqûres par personne…

A Ibarra, nous avons tout de même apprécié le paysage qu’offre sa lagune Yahuarcocha.

Depuis Ibarra, nous avons ensuite poursuivi notre route sur la Panaméricaine jusqu’au village d’Otavalo. Nous y étions le samedi, jour de la foire aux bestiaux. La ville est alors en pleine effervescence. Les habitants de la ville et des montagnes environnantes se retrouvent sur la place principale de la ville. Nous sommes surpris de voir autant de personnes porter les habits traditionnels. A Otavalo, ce costume consiste, pour les femmes, en un chemisier blanc brodé de fleurs avec une superposition de deux jupes dont celle du dessus est de couleur foncée ; maintenue par deux ceintures de couleurs vives. Les femmes portent également un châle sur les épaules pour porter leurs enfants, des objets ou de la nourriture. Les hommes, eux, portent une chemise et un pantalon de couleur blanche rehaussés d’un poncho. Sur leur tête, ils portent un chapeau en feutre noir, crème ou blanc. Nous retrouverons des costumes similaires dans la plupart des villes équatoriennes traversées.

La place principale, appelée Plaza de los Ponchos, est recouverte de beaux étals où sont vendus pulls, ponchos, et couvertures. Ce marché artisanal est un festival de couleurs, où l’on a pu apprécier la gentillesse des équatoriens lorsque nous déambulions dans les allées. Quelques rues plus loin, les étals de fruits et légumes, à même le pavé, prennent la relève des vêtements et autres produits artisanaux. C’est une atmosphère différente, encore plus authentique, qui s’offre à nous. Il se mélange des odeurs de coriandre, de caramels et de poulet rôti. Nous finissons par craquer pour un petit hamburger aux figues avant de reprendre le guidon des motos.

Pour l’étape suivante nous nous sommes arrêtés chez Valentin, Fernando et Leydi à Cayambe, à deux pas de la ligne de l’Equateur appelée ici « Mitad del Mundo.” La vraie me demande-t-on de préciser ; « pas la Mitad del Mundo pour touristes qui se situe à 20 km au nord de Quito ! » (soit à 65kms d’ici).

Nous y avons passé deux belles journées, composées de beaux moments de partage, au travers de ce lieu couvert d’histoires ancestrales et de recettes culinaires. Nous avons ainsi découvert les constellations identifiées par les ancêtres bien avant l’arrivée des espagnols, savouré un poulet à la pachamanca, cuit sur des pierres de lave, et appris à faire de véritable « empanadas al queso ».

Ce havre de paix se situe à 200m au nord de la ligne de l’Equateur ; en effet une fois arrivée plus haut, la montre GPS nous indique bien 0°, la latitude de l’équateur terrestre. La ligne de l’Equateur est ici symbolisée au sol d’une grande place ronde au milieu de laquelle trône un monument cylindrique. Cette tour creuse permet d’observer les rayons du soleil qui viennent éclairer son centre lorsque le soleil est à son zénith au moment des équinoxes de mars et septembre.

Sur Terre, l’équateur coupe principalement des océans, seuls 20 % environ de sa longueur est située sur des terres émergées. Le point le plus élevé situé à l’équateur se trouve sur le flanc Sud du volcan Cayambe. La ligne a ainsi donné son nom au pays car c’est ici qu’il est le plus facile d’observer les positions du Soleil tout au long de l’année. Les montagnes environnantes donnent ainsi de nombreux points de repère.

La ligne de l’Équateur n’ayant plus de secrets pour nous. Nous enfourchons les side-cars, laissant derrière nous l’hémisphère nord, pour nous diriger toujours plus au Sud, à la rencontre des majestueux volcans Cotopaxi et Quilotoa.


NOS COUPS DE COEUR 
 

Où dormir ?  

Camping Mitad del Mundo
Cayambe

À deux pas de la ligne de l’Équateur nous avons été admirablement reçus au camping de la Mitad del Mundo. L’espace pour camper est verdoyant et l’échange avec les personnes qu’ils accueillent est au coeur du projet de nos hôtes.
Plus d’infos par ici – https://www.facebook.com/00campingoficial/

Camping Summerwind
Autopista Yahuarcocha Km. 8, Ibarra 100150, Ecuador

Hans fera tout pour que votre séjour se passe paisiblement au camping Summerwind. L’espace pour camper est idéal et les infrastructures sont d’un très bon standing. En fin de semaine, Hanz passe derrière les fourneaux, nous vous invitons alors à goûter ses plats allemands revisités à la sauce péruvienne.
Plus d’infos par ici – http://www.finca-sommerwind.info