Litochoro, le Mont Olympe et les Météores – 4 jours – 293 mètres d’altitude

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Passé Thessalonique, nous rejoignons, plus loin, les vestiges de la ville de Dion. Nous nous accordons un petit break Tzatziki accompagné de son espresso-fredo aux abords du site avant de partir à la découverte de ses ruines. La cité macédonienne est dédiée au culte de Zeus. Elle est située au pied du Mont Olympe, le plus haut sommet de Grèce qui culmine à 2918 mètres. Cette montagne mythique en arrière-plan, a la tête dans les nuages ce jour-là, ne révélant son imposant profil qu’à de courts instants.

Les blocs de pierres archéologiques sont quelque peu dispersés et il est, lors de notre visite, bien difficile de se représenter la période faste de cette petite cité, chère aux grands rois macédoniens. Les temples, l’hôtel des sacrifices et les deux théâtres ont perdu de leur superbe. En revanche quelques mètres plus loin, le cœur de la cité nous permet d’apprécier de jolies mosaïques dans les bains publics et un joli petit odéon.

Le temple d’Isis, en retrait du reste de la cité, offre lui une atmosphère paisible des plus agréables. Ses colonnes sont aujourd’hui les pieds dans l’eau et chaque interstice entre les blocs de marbre est investi par la verdure.

10 kilomètres plus loin, nous faisons étape pour la soirée, à Litochoro. Nous y arrivons en fin d’après-midi et après avoir pris possession de notre logement, nous entamons une petite promenade à pied dans ses rues pentues accrochées au flanc du Mont Olympe. Des enfants font une partie de foot dans la cour de récréation de l’école. Au cœur de la petite ville, nous traversons sa place centrale où trône en son centre une jolie fontaine. À côté de cette place se trouve la petite église Saint Nicolas dont le clocher est séparé du bâtiment principal.

La matinée suivante est consacrée à une petite randonnée pour rejoindre les bains de Zeus, sur les premières hauteurs de la montagne sacrée. Nous rejoignons l’extrémité de la ville et empruntons un chemin sur un petit kilomètre qui s’enfonce dans le canyon Enipea, formé par la rivière du même nom. Nous entrons alors dans le domaine des dieux, ce jardin secret de la mythologie grecque. À l’extrémité du canyon, après avoir emprunté plusieurs passerelles à flanc de falaise, nous atteignons les petits bassins d’eau vert-émeraude, salle de bain naturelle de Zeus. La baignade y est cependant interdite, l’eau qui se déverse de cascades en piscine, est en aval dédiée à la consommation des habitants.

Après cette étape chargée d’histoire, les side-cars reprennent la route. Nous longeons la rivière Peneios qui traverse les montagnes environnantes jusqu’à Larissa. Nous contournons cette agglomération, pour poursuivre notre itinéraire vers Kalambaka, ville symbolisant la porte d’entrée de la région des Météores. Mais c’est finalement quelques kilomètres plus loin, dans le petit village d’Agiafyllo, que nous établissons notre camp de base pour quelques jours.

Le réveil du lendemain ne se fera qu’après une belle grasse matinée permise par la tranquillité qu’offre ce petit village de montagne.

Une fois l’énergie retrouvée, nous prenons la directions des monastères que nous atteignons à l’aide d’une petite route qui grimpe sur les collines.

De nombreux bus de touristes sont déjà présents mais cela ne gâche en rien le décor saisissant qui s’offre à nous. Les 6 monastères, répartis sur moins de 5 km2, sont accrochés aux différents pitons rocheux, avec pour certains, des balcons défiant les lois de la gravité à plusieurs centaines de mètres au-dessus du vide.

Nous visitons le monastère le plus ancien, appelé Megalo Meteoro. Pour y entrer il faut gravir quelques marches et revêtir une jupe longue afin de recouvrir nos jambes. On y découvre les différentes pièces du monastère qui laissent présager la vie rude qu’ont pu connaître, et peuvent encore connaître, les moines au quotidien. Nous ouvrons avec curiosité la porte du vieux cellier. Nous observons les marmites et autres ustensiles dans l’ancienne cuisine et nous laissons envoûter par la beauté de sa chapelle. Ses murs sont ornés de part et d’autre de peintures de saints et de scène de la bible. L’or y est très présent aussi bien sur les icônes, que sur les boiseries et chandeliers. La pluie tombe pendant notre visite offrant une atmosphère particulière à ce lieu mystique. Une sensation un peu pesante, comme pouvait peut-être le ressentir les moines les jours de grisaille.

Le second édifice que nous visitons est le monastère de Saint-Etienne, qui a pour particularité d’être habité par des nonnes. Il surplombe et offre une jolie vue sur la ville de Kalambaka.

La journée se conclue sur l’une des crêtes des collines environnantes, par un verre en terrasse avec vue au loin sur les Météores, dans le petit village de Vlachava. Au dîner nous nous laissons succomber par notre première moussaka à Kalambaka.

Le lendemain, après un dernier déjeuner à finir “les restes,” nous quittons la famille de Marie pour poursuivre notre périple en direction du Nord et de la frontière albanaise.

Nous rejoignons tout d’abord la ville de Ioannina, où nous avions repéré un spot de camping sauvage, dans un parc sur les hauteurs de la ville. Mais les pompiers, présents en prévision de l’orage, nous ont dissuadé de nous y installer.

Nous trouverons finalement un refuge à quelques kilomètres de là, à l’auberge O Lofos, dans le petit village de Voutsaras. La maîtresse de maison, une allemande fort sympathique expatriée ici, nous autorise à monter la tente dans son jardin. Une fois les sardines plantées sous le figuier, elle nous prépare un bon dîner sur sa terrasse ; qui à ce moment-là n’accueille aucun autre client. C’était sans compter sur l’arrivée des locaux, vers 21h, qui viendront prendre place sur toutes les tables disponibles. La terrasse est finalement pleine, et notre hôte seule en cuisine et en salle court dans tous les sens.

Une dernière soirée festive avant de rejoindre le lendemain la frontière albanaise et entamer une nouvelle page de ce périple.


NOS COUPS DE COEUR
Où faire une pause ?

Le Glacier « Ephessou »
Agiou Nikolaou , Litochoro

Sur la place principale, ce glacier artisanal propose des boules aux goûts surprenants ; tentez par exemple, le parfum abricot et sésame.

Où manger ? 

Restaurant « Meteora »
Trikalon 3, Kalampaka

Très bon restaurant de spécialités grecques. Dégustation de courgettes frites, fêta au four, sagagnaki et moussaka. Le tout servi sur la très grande terrasse, située au centre de Kalampaka.