Deux Urals pour 2018

Et l’année 2018 débuta par l’acquisition de nos deux bolides.

Un tour du monde, oui… mais comment ?

C’est la première question que se pose toute personne qui se lance dans cette aventure : partir oui, mais avec quel moyen de transport ? Monter ce projet à quatre se traduit nécessairement par quatre fois plus de rêves, d’idées farfelues et de moyens de locomotion proposés et donc à analyser. Nous nous sommes imaginés à tour de rôle partir en sac à dos, en van, en mobylette, en vélo, en auto-stop ou encore en véhicule électrique ! Chacun apportant les arguments pour défendre son idée, il n’était pas évident de prendre une décision qui conviendrait à tous.

Alors, comment avez-vous pris la décision?

Au détour d’une route belge, entre Gand et un petit village ardennais après la visite d’une petite brasserie artisanale, il s’est fièrement présenté à nous… Son look rustique, son panier, sa roue de secours en équilibre à l’arrière, nous sommes rapidement tombés sous le charme du side-car. Julien nous a alors rappelé qu’enfant il a fait de nombreux voyages en side-car avec sa famille à travers l’Europe. Il en a gardé des souvenirs inoubliables.

Ce fut alors une évidence pour chacun des membres de l’équipe, le tour du monde se ferait en side-car!

Ni une ni deux, il a fallu rechercher les atouts et les difficultés que nous rencontrerions en optant pour ce moyen de locomotion. En optant pour cet engin à trois roues, nous acceptions de nous exposer aux intempéries, de faire face aux aléas mécaniques et nous adapter aux contraintes administratives pour être en conformité avec la législation de chaque pays traversé. Mais nous sommes déjà très enthousiastes à l’idée de sillonner les routes du monde entier au guidon de ce véhicule atypique, original et pratique. Ce moyen de transport peu utilisé par les tourdumondiste sera le choix parfait pour provoquer la curiosité et par conséquent amener le dialogue avec les personnes que nous rencontrerons.

Un side-car… mais lequel?

Quant au modèle, notre choix se tourne plus précisément vers la marque Ural dont les «bolides» sont réputés pour leur fiabilité et leur qualité puisqu’ils sont encore à l’heure actuelle assemblés à la main. De part son expérience personnelle et familiale sur ce type d’engins, Julien, notre Mac Gyver de l’équipe, appuyé par les connaissances de son père expert en 2 et 3 roues, nous ont confortés dans notre choix. En effet, l’Ural et plus précisément son modèle Sportsman avec son coté sauvage et ses deux roues motrices nous permettront d’évoluer en toute liberté dans les chemins les plus escarpés.

Un achat en vue?

Après différentes prises de contacts et la visite de garages et concessionnaires, deux Ural Sportsman se présentent à nous via notre ami Leboncoin. L’un en Bretagne, l’autre dans les Hauts de France. Les photos de ces bolides en très bon état nous tapent dans l’oeil… Ni une, ni deux nous sautons en voiture à la veille de Noël! Emilie et moi-même nous arrêtons en cours de route en Bretagne, tandis que Julien et Marie se dirigent vers le Nord un matin du 24 Décembre. Quelques dizaines d’heures de route plus tard et quelques heures de discussion autour des engins, nous voici nouveaux propriétaires de 2 side-cars Ural! Nous avons du mal à le croire, nous voici possesseur de notre moyen de transport pour partir en tour du monde! Le rêve commence à devenir réalité… Est ce que ce serait ça la magie de Noël?

L’un des side-cars fraîchement arrivé sous le sapin… 

Et maintenant?

Aujourd’hui ces deux bolides étant en notre possession, place à leur prise en main. Chacun des membres de l’équipe devant se faire la main sur ces guidons et écumer le bitume avant de partir sur les pistes du monde entier. Mais n’allons pas trop vite… n’oublions pas que Marie et moi-même n’avons pas encore nos permis moto. Voici donc une belle motivation pour l’obtenir encore plus vite! Code, cours de moto… c’est parti!

Afin de prendre le large sereinement, il nous faudra également dans les prochaines semaines travailler sur la préparation de ces engins pour qu’ils puissent sillonner tout type de chemins. Le père de Julien ayant l’expérience de ce type de véhicules, nous a proposé son aide pour toutes améliorations et renforcements nécessaires. Papier, crayon… et poste à souder!