De Buenos Aires à la frontière Uruguayenne – 8 jours – 25 mètres d’altitude

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Nous entrons dans l’agglomération par la Ruta 8 et ses quatre voies. Le traffic y est important mais pas insurmontable. L’autoroute est longée par une piste cyclable sur laquelle s’entraîne une équipe  de cyclistes.

Nous sommes invités chez Ricardo, rencontré quelques semaines auparavant sur la Carretera Australe Chilienne. Il habite avec sa famille dans une résidence à proximité de la ville de Tigre, dans la partie ouest de la métropole de Buenos Aires.

Notre visite de la principale métropole Argentine débute de bon matin par une promenade sur le port de Tigre. La ville de la banlieue de Buenos Aires, est située au cœur du delta constitué par les rio Uruguay et Parana de las Palmas. Tournée vers la mer, elle accueille de nombreux clubs nautiques huppés, où certains argentins se retrouvent pour pratiquer l’aviron ou la voile. À quelques encablures de ce lieu privilégié, le « puerto de los frutos » est un nouvel endroit branché où se côtoient les fruits arrivants des îles du delta et de nouvelles échoppes ouvertes dans les vieux hangars.

Nous nous rendons ensuite dans le quartier de San Isidro où nous visitons la cathédrale Saint Isidore le Laboureur, monument emblématique de la ville avec son style néo-gothique et sa tour principale de près de 70 mètres de haut. Sur la route nous passons devant le stade « Monumental », qui porte bien son nom au vue de l’imposant bâtiment, où les joueurs de football de l’équipe de River Plate ont élu domicile.

Pour nous rendre dans le centre historique de Buenos Aires, nous traversons le quartier résidentiel de Palermo. Dans les belles bâtisses au style colonial du quartier, resident de nombreuses ambassades.

Arrivés sur l’avenue Presidente Figueroa Alcorta, nous passons devant l’ambassade française. Nous découvrons ensuite le Centre Culturel Recoleta, avant de pérégriner dans le Cimetière Recoleta. Nous rejoignons la « Casa Rosada » où siège le parlement du pays par l’avenue Leandro N. Alem.

Nous poursuivons la visite en nous rendant dans le quartier tout juste réaménagé des anciens docks de Puerto Madero. On s’approche alors de l’un des bassins où est amarré « La Fregata », un vieux trois mâts de la marine argentine.

Notre visite de la ville se conclue par la visite du célèbre quartier de la Boca. À proximité de l’ancien port maritime, il est de part son histoire, le quartier des immigrés. Des hommes et femmes de toutes nationalités, venus débuter une nouvelle vie dans cet eldorado que constituait ce vaste pays, ont cohabité pendant de nombreuses années. Réunis autour des couleurs bleues et jaunes du club de foot de Boca Junior, la vie ici, bien que perturbée par l’afflux chaque jour de nombreux touristes, est restée simple et populaire. Les historiques murs en tôle sont progressivement remplacés par des murs en béton, mais les couleurs et la bonne humeur du quartier restent, et ce malgré les difficultés sociales que traversent le pays.

Lors de la seconde journée consacrée à la belle ville de Buenos Aires, nous passons la matinée sur les îles du delta. Nous empruntons, sur le port de Tigre, une magnifique « Lancha Collectiva », une embarcation en bois, qui ressemble au « Vaporetto » vénitien. À bord, nous accompagnent de nombreuses familles qui partent pique-niquer sur une des nombreuses plages aménagées. À leur bras, les paniers et glacières débordent de victuailles qui égaieront leur repas.

Sur les différents petits méandres du delta, la vie s’est organisée sans voiture, remplacée par des bateaux. Ainsi la police effectue ses habituels contrôles en zodiac. Notre « lancha collectiva » a également dû se ranger lorsque la sirène du bateau ambulance a retenti.

Nous avons débarqué à l’arrêt « Tres Bocas ». Nous avons alors emprunté le petit sentier qui serpente sur les rives de l’île, offrant d’un côté de jolies villas en bois sur pilotis, et de l’autre leurs pontons et leurs embarcations. Nous réalisons une pause rafraîchissante, en face de la station essence flottante de la compagnie YPF, un ballet incessant d’embarcations vient s’y ravitailler pendant que nous apprécions notre bière face à ce petit manège.

L’après-midi est déjà bien entamé quand nous rentrons à Tigre pour attraper un train et prendre la direction de Buenos Aires. Sur le trajet pour rejoindre le centre historique, nous faisons face à des travaux qui nous obligent à descendre à Nunes, quelques arrêts avant la gare centrale de Retiro. Nous traversons le quartier Palermo pour rejoindre le Lago del Rosedal avant de rentrer à Tigre et retrouver Ricardo et sa famille.

Notre escale à Buenos Aires sera également l’occasion d’en connaître un peu plus sur la culture « Gaucho », les cow-boys argentins. Pour cela nous nous sommes rendus, en side-cars accompagnés de Ricardo, dans le petit village de San Antonio de Areco, à quelques dizaines de kilomètres de la capitale. Nous y avons visité le musée « Gauchesco Ricardo Guiraldes » qui réunit une importante collection d’objets rythmant la vie de ces hommes et femmes dans les campagnes argentines. On y retrouve de nombreux couteaux, étriers et des objets réalisés avec du cuir de cheval tressé. L’occasion pour Julien d’acheter une Bollina, le béret traditionnel de ces Gauchos, qui ressemble à s’y méprendre à notre béret français dans un tissu cependant beaucoup plus léger.

Le soir, à notre retour dans la métropole, nous nous arrêtons dans le charmant quartier de Belen de Escobar. Il y règne une ambiance de guinguette où la bière est servie au son d’une petite musique électro, le tout sous la lumière tamisée de guirlandes.

Nous quittons Buenos Aires et prenons la direction du Nord-Est. Une fois passé la ville de Zaraté, nous nous arrêtons dans un club nautique, à l’endroit où le rio Pasque Talavera se jette dans le rio Parana Guazu. Le camping est très modeste et fréquenté par de nombreux moustiques, mais offre un cadre sympa avec ses passerelles en bois, sa plage aménagée et son ambiance très populaire.

Nous reprenons la route dès le lendemain pour rejoindre Gualeyguaychu. La ville organise chaque samedi des mois de janvier et février, et ce depuis le 19e siècle, le carnaval le plus réputé du pays.

Nous passons donc le week-end dans cette charmante petite vile fluviale, au rythme de la samba et des festivités.

Le lundi venu, nous traversons le Rio Uruguay pour rejoindre le pays du même nom, dernier pays de notre aventure sud-americain…


NOS COUPS DE COEUR
Où boire un verre ?

Café de la Vieja Soderia
Bolivar 196 – San Antonio de Areco, Argentine 

Dans ce petit village qui met en avant la culture de la campagne argentine, on entre dans cette vieille bâtisse en pierres qui fait l’angle de la rue. Il y règne une ambiance cosy autour du vieux bar en zinc. La décoration est inspirée par de vielles marques de soda et leur publicité « 70’s. » Sur les étagères, des anciennes bouteilles qui à l’époque étaient consignées et donc re-remplies après avoir été consommées. Un endroit parfait pour un snack en milieu de journée ou un rafraichissement après avoir visité les attractions locales.

Flora Cerveceria

Dans la ville de Ingeniero Maschwitz en périphérie de Buenos Aires, un quartier à l’esprit guinguette vient de voir le jour. Autour de la rue Mendoza, de nombreuses adresses viennent de sortir de terre, nous avons opté pour la petite terrasse en retrait de la « Cerveceria Flora » ; la bière est bonne et l’ambiance de la terrasse, sous ses guirlandes colorées, est chaleureuse.